Août.27

Transporté par bateau ?

Transporté par bateau ?

Le Monde d’après ou pas ?

Nous ne pourrons pas complètement revenir à « avant » et, même si certains l’espèrent, il nous sera difficile de complètement basculer vers un « après ». Les ornières confortables dans lesquelles nous évoluons, vivons, travaillons, sont très difficiles à quitter. C’est ainsi. Nous sommes humains. Nous allons probablement y retourner, … en partie. Par contre, ce qui est sûr, c’est que des choses considérées comme acquises vont disparaître ou ont déjà disparues.

Nous avons redécouvert un mode de travail différent qui va rendre nécessaire le déploiement d’un accès internet plus puissant et plus fiable partout.

Nous avons redécouvert qu’autour de nous, localement, des produits étaient fabriqués, des métiers existaient. Et même si l’usage de la mondialisation va redevenir un acte facile, il existe une logique de vie, de fonctionnement complémentaire que beaucoup vont conserver maintenant qu’ils y ont pris goût ou à travers de nouvelles convictions. Avec, bien sûr, une réflexion sur les coûts.

Nous avons redécouvert (ou pour certains découvert !) les petits, les sans grades, les locaux, les artisans, ceux qui réalisent un travail, un produit de qualité, sans pour autant le faire en quantité industrielle et même souvent, ils le font mieux.

Nous avons aussi été mis en face d’une réalité qui est que, lorsque nous souhaitons acquérir des produits, il ne suffit pas de les commander.

Ils doivent être fabriqués, semés, récoltés, empaquetés, puis embarqués, acheminés et enfin délivrés à bon port. Et ce n’est pas évident, cela ne coule pas de source ! Avec Fleuve de liens, nous cherchons, depuis bien avant cet épisode de pandémie, à aider des artisans à se développer, se faire connaitre et vivre.

Créer un lien entre petits producteurs qui souhaitent étendre leur clientèle et Eco-Consommateurs sensibles à la qualité des produits locaux, bio ou raisonnés qu’ils consomment. Utiliser pour cela les voies fluviales, parce qu’après tout choisir le fret fluvial c’est privilégier un mode de transport doux, complémentaire, moins polluant et aussi aider de petits artisans, les mariniers.

C’est pour nous une solution au fil de l’eau qui coule de source.

Pourquoi s’efforcer de produire bio, raisonné ou local si le mode de transport n’est pas également vertueux ? Contribuer à améliorer la qualité de l’air, à alléger la circulation routière, bref à redévelopper un système de fret artisanal complémentaire via le fleuve, voilà le crédo que nous devrions suivre.

C’est, il est vrai, pour le moment un choix un peu militant car les aides apportées au transport fluvial par rapport à d’autres modes de fret sont extrêmement limitées … Pardon, je ne voulais rien écrire de négatif.

Il est vrai aussi, pour reprendre une phrase d’un responsable portuaire rouennais, que la batellerie artisanale avec ses petites péniches qui peuvent circuler sur les canaux, fleuves et rivières et ses mariniers qui vivent et travaillent sur UN bateau, ne boxe pas du tout dans la même catégorie que les grands groupes qui sont capables d’acheminer des tonnes de gravats, de blé ou de containers et sont appelés des armateurs. Et je ne cherche pas ici à diminuer l’apport des uns ou des autres.

Mais ces grands pousseurs (jusqu’à 60 voire 135 mètres de long pour une largeur de 8 à 15 mètres, et pour 2 500 à 4 000 tonnes de fret) ont besoin de place pour naviguer au contraire des Freycinet (38m de long pour 5m de large, 90 à 350 tonnes de fret) par exemple, qui se faufilent partout.

Euh, partout, si les voies d’eau sont ouvertes et entretenues (merci Voies Navigables de France) et s’il y a de l’eau … 😉

Mais cela reste un mode d’acheminement des denrées complémentaires qu’il faut vraiment que nous, membres de la société civile, réinvestissions. Et cela, que nous soyons élus de la république (en ces périodes de municipales ;-)), utilisateurs ou transformateurs de denrées alimentaires ou simples consommateurs (mais dotés d’un droit de parole, d’une opinion à exprimer voire d’un droit de véto).

  • Employer le fleuve pour mieux rentabiliser la route.
  • Encourager l’économie locale tout en la faisant connaitre au niveau des territoires afin d’inciter les particuliers à s’y rendre. Pour cela mettre en ligne une boutique.
  • Proposer des solutions qui, à terme, si suffisamment de gens s’y intéressent, permettront d’obtenir des réductions de coût pérennes.
  • Choisir les voies d’eau pour acheminer des denrées non-périssables du Havre à Sète, par exemple, et livrer au fil de l’eau…

Et si vous y réfléchissiez aussi ?

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