A propos de Catherine Saillard

Transporté par bateau ?

Le Monde d’après ou pas ?

Nous ne pourrons pas complètement revenir à « avant » et, même si certains l’espèrent, il nous sera difficile de complètement basculer vers un « après ». Les ornières confortables dans lesquelles nous évoluons, vivons, travaillons, sont très difficiles à quitter. C’est ainsi. Nous sommes humains. Nous allons probablement y retourner, … en partie. Par contre, ce qui est sûr, c’est que des choses considérées comme acquises vont disparaître ou ont déjà disparues.

Nous avons redécouvert un mode de travail différent qui va rendre nécessaire le déploiement d’un accès internet plus puissant et plus fiable partout.

Nous avons redécouvert qu’autour de nous, localement, des produits étaient fabriqués, des métiers existaient. Et même si l’usage de la mondialisation va redevenir un acte facile, il existe une logique de vie, de fonctionnement complémentaire que beaucoup vont conserver maintenant qu’ils y ont pris goût ou à travers de nouvelles convictions. Avec, bien sûr, une réflexion sur les coûts.

Nous avons redécouvert (ou pour certains découvert !) les petits, les sans grades, les locaux, les artisans, ceux qui réalisent un travail, un produit de qualité, sans pour autant le faire en quantité industrielle et même souvent, ils le font mieux.

Nous avons aussi été mis en face d’une réalité qui est que, lorsque nous souhaitons acquérir des produits, il ne suffit pas de les commander.

Ils doivent être fabriqués, semés, récoltés, empaquetés, puis embarqués, acheminés et enfin délivrés à bon port. Et ce n’est pas évident, cela ne coule pas de source ! Avec Fleuve de liens, nous cherchons, depuis bien avant cet épisode de pandémie, à aider des artisans à se développer, se faire connaitre et vivre.

Créer un lien entre petits producteurs qui souhaitent étendre leur clientèle et Eco-Consommateurs sensibles à la qualité des produits locaux, bio ou raisonnés qu’ils consomment. Utiliser pour cela les voies fluviales, parce qu’après tout choisir le fret fluvial c’est privilégier un mode de transport doux, complémentaire, moins polluant et aussi aider de petits artisans, les mariniers.

C’est pour nous une solution au fil de l’eau qui coule de source.

Pourquoi s’efforcer de produire bio, raisonné ou local si le mode de transport n’est pas également vertueux ? Contribuer à améliorer la qualité de l’air, à alléger la circulation routière, bref à redévelopper un système de fret artisanal complémentaire via le fleuve, voilà le crédo que nous devrions suivre.

C’est, il est vrai, pour le moment un choix un peu militant car les aides apportées au transport fluvial par rapport à d’autres modes de fret sont extrêmement limitées … Pardon, je ne voulais rien écrire de négatif.

Il est vrai aussi, pour reprendre une phrase d’un responsable portuaire rouennais, que la batellerie artisanale avec ses petites péniches qui peuvent circuler sur les canaux, fleuves et rivières et ses mariniers qui vivent et travaillent sur UN bateau, ne boxe pas du tout dans la même catégorie que les grands groupes qui sont capables d’acheminer des tonnes de gravats, de blé ou de containers et sont appelés des armateurs. Et je ne cherche pas ici à diminuer l’apport des uns ou des autres.

Mais ces grands pousseurs (jusqu’à 60 voire 135 mètres de long pour une largeur de 8 à 15 mètres, et pour 2 500 à 4 000 tonnes de fret) ont besoin de place pour naviguer au contraire des Freycinet (38m de long pour 5m de large, 90 à 350 tonnes de fret) par exemple, qui se faufilent partout.

Euh, partout, si les voies d’eau sont ouvertes et entretenues (merci Voies Navigables de France) et s’il y a de l’eau … 😉

Mais cela reste un mode d’acheminement des denrées complémentaires qu’il faut vraiment que nous, membres de la société civile, réinvestissions. Et cela, que nous soyons élus de la république (en ces périodes de municipales ;-)), utilisateurs ou transformateurs de denrées alimentaires ou simples consommateurs (mais dotés d’un droit de parole, d’une opinion à exprimer voire d’un droit de véto).

  • Employer le fleuve pour mieux rentabiliser la route.
  • Encourager l’économie locale tout en la faisant connaitre au niveau des territoires afin d’inciter les particuliers à s’y rendre. Pour cela mettre en ligne une boutique.
  • Proposer des solutions qui, à terme, si suffisamment de gens s’y intéressent, permettront d’obtenir des réductions de coût pérennes.
  • Choisir les voies d’eau pour acheminer des denrées non-périssables du Havre à Sète, par exemple, et livrer au fil de l’eau…

Et si vous y réfléchissiez aussi ?

métier

Transport doux et péniches non carbonées

ça y est !
Depuis le 25 juin, Fleuve de liens existe.

Son objectif est de favoriser le fluvial comme mode de transport doux des biens de consommation établissant ainsi des liens de circuit court, le long des canaux, fleuves et rivières de France et d’Europe, entre mariniers artisanaux, paysans non industrialisés, artisans et consommateurs de leurs productions.
Et pour ça, le lancement d’une péniche à hydrogène est dans les boites à projet.

Une grande aventure commence !

métier

Quand les créateurs se lachent

Beaucoup d’artistes. un luthier, une fabricante de perruque, une créatrice de costumes de théâtre, des restaurateurs d’horloge et de meubles de prix, des orfèvres, une inventeuse de parfum ET un origamiste ! Décidément rien n’arrête la région dans sa volonté de mettre en avant nos artisans d’Art.

Et quel décor ! rien de moins que celui de la superbe abbatiale de Saint Ouen.
Un rêve l’espace d’un week-end … du patrimoine.

métier

Un peu de rêve …Bleu

Vu le nouveau spectacle du Panorama XXL à Rouen autour du grand récif de corail.
Je dirai juste qu’à la vitesse où les coraux disparaissent, même si c’est une image en 2D faire découvrir ces merveilles est une bonne idée.

Voyages

Belem quand tu nous tiens !

Il est là. Il est revenu. Le Belem a remonté la Seine pour venir fêter ses 120 ans avec les rouennais.

J’étais sur les bords de Seine quand il est arrivé et bien sûr j’ai pris des photos mais je n’étais pas la seule.

Le Belem remontant la Seine au passage de la Bouille

Le Belem remontant la Seine au passage de la Bouille le 20 avril 2016.

quotidien

Et on recommence ..

Le Club des entreprises des Bords de Seine a enfin sorti son nouveau site web sous le système SmartPanda. je me suis contentée de remplir les blancs. C’est vraiment une opération d’essuyage des plâtres. Tout ne marchait pas forcément mais on tient le bon bout. Je suis assez fière du résultat.

métier,internet

Dans la série, on continue d’apprendre ..

En travaillant pour une association de quartier de Paris, j’ai appris ou perfectionné beaucoup de choses sur les widgets et autres présentations ou extensions de wordpress. Je suis toujours « apprenante » mais je crois être assez satisfaite de mes compétences de Maitre d’Oeuvre. Je ne suis pas développeur cependant et cela m’a causé des soucis car les codes ne sont pas ma tasse de thé mais bon …

internet

Un petit tour dans les ventes aux enchères

Dimanche, j’ai vendu ma table à gibier et les bergères de maman.Petit coup de cœur mais en même temps on ne peut pas tout garder toujours. Ce qui est dur, c’est de voir le prix ridicule auquel partent des choses qui, autrefois, avaient une certaine valeur. 50 euros pour une armoire Normande en parfait état … évidemment face à Ikéa y’a pas photo. Mais allez déménager un placard Ikéa plus de deux fois et vous comprendrez votre douleur ! Un tableau de Mane-Katz, par contre, s’est envolé via le téléphone, tout en suspens 42500 euros ! Si on aime un portait de musiciens tout rouge …

quotidien